Dans sa traditionnelle communication du lundi intitulée « La Pensée de MK », Maurice Kamto, candidat déclaré à l’élection présidentielle d’octobre 2025, a lancé un vibrant appel à une prise de conscience collective en Afrique. Il exhorte les peuples africains à dépasser l’attitude passive de contemplation et à entrer résolument dans une dynamique d’action, de production et d’innovation.
Un émerveillement stérile qui freine le continent
« Nous autres Africains, sommes toujours dans l’émerveillement enfantin de ce que les autres ont produit de beau, de puissant. Nous sommes pourtant capables d’en faire autant, mais nous ne le faisons pas », écrit Maurice Kamto. Pour lui, cette admiration excessive pour les réussites venues d’ailleurs constitue un frein à l’émancipation africaine.
L’ancien ministre déplore le fait que, plutôt que de chercher à comprendre et à reproduire les prouesses techniques et scientifiques des nations avancées, une grande partie des Africains préfère s’abandonner à la fête, à la danse, à la jouissance sans limite.
Le vrai moteur du progrès : la curiosité et le travail
S’inspirant des trajectoires des pays développés, Kamto souligne que ces derniers ne s’émerveillent pas des résultats spectaculaires qu’ils atteignent. À l’inverse, ils interrogent, analysent, et cherchent à aller plus loin. « Cela passe par des nuits blanches, le travail acharné de gens qui veulent s’en sortir, devenir indomptables », affirme-t-il.
Selon lui, c’est précisément ce passage de la fascination à l’expérimentation qui manque à l’Afrique. Il en appelle à une réhabilitation de la culture de l’effort, de l’innovation locale et de l’ambition collective.
Une vision politique teintée d’ambition continentale
À moins de trois mois de la présidentielle, cette déclaration s’inscrit dans une série d’interventions de plus en plus marquées par des considérations panafricaines. En ciblant les mentalités et les habitudes de consommation culturelle, Maurice Kamto cherche clairement à asseoir sa posture de réformateur, prêt à impulser une nouvelle dynamique politique et économique pour le Cameroun – et, par extension, pour le continent.
Alors que son agenda de campagne s’intensifie, cette prise de parole pourrait bien mobiliser un électorat jeune, urbain, connecté, avide de changement et sensible au discours de rupture.
















