Le candidat du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN), Cabral Libii, a durci le ton à l’approche du scrutin présidentiel prévu le 12 octobre prochain. Convaincu que le système en place arrive à son terme, il affirme être prêt à incarner la rupture décisive.
« Le régime de Biya touche à sa fin. Je suis prêt à la rupture qui fera tomber ce régime. Mais nous ne pouvons pas rejeter l’original et nous contenter de photocopies », a déclaré le député de la nation.
Un discours offensif
En ciblant directement le président Paul Biya, au pouvoir depuis plus de quatre décennies, Cabral Libii se positionne comme le porte-voix du changement radical attendu par une partie de la jeunesse camerounaise. Sa sortie intervient dans un contexte marqué par la multiplication des meetings et promesses des candidats engagés dans la campagne électorale.
Une opposition fragmentée
Malgré ce ton combatif, l’opposition camerounaise reste divisée. Les onze candidats n’ont pas réussi à s’accorder sur une candidature unique ou sur une coalition solide, chacun menant sa propre campagne. Une situation qui alimente les craintes d’une dispersion des voix au profit du régime en place.
Entre espoir et incertitude
Cabral Libii, déjà candidat en 2018, veut incarner une alternative crédible face au statu quo. Mais son appel à la rupture se heurte à la réalité des rapports de force politiques, où l’absence d’unité continue de fragiliser l’opposition
Rédaction VP237

















