La campagne électorale pour la présidentielle du 12 octobre 2025 connaît déjà des tensions sur le terrain. Le meeting de Joshua Osih, candidat du Social Democratic Front (SDF), a été brutalement interrompu ce lundi à Nkongsamba 1er, dans le département du Moungo.
Selon le Dr Louis Marie Kakdeu, directeur de campagne de Joshua Osih et deuxième vice-président du SDF, l’autorité administrative locale a exigé une « autorisation » pour la tenue de cette rencontre, en pleine campagne électorale. Une démarche jugée illégale par le parti.
« Le sous-préfet de Nkongsamba 1er a violé la loi, exigeant en pleine campagne électorale son autorisation pour tenir notre meeting. L’autorité administrative avait pourtant été régulièrement informée de notre programme. Au lieu d’envoyer les forces de l’ordre pour sécuriser le rassemblement conformément à la loi électorale, il a envoyé la police disperser la foule sous l’ordre d’un certain Oumarou, cacique du RDPC », a dénoncé Louis Marie Kakdeu.
Un climat de tension politique
Le SDF, qui compte parmi les principales forces de l’opposition au Cameroun, voit dans cet incident une tentative d’entraver sa campagne dans une zone où il dispose d’une base électorale importante. « Le RDPC est lâche ! Mais ils seront battus ! », a encore martelé Kakdeu, tout en remerciant l’honorable Djeumeni Benilde pour sa réaction sur le terrain.
Une campagne sous surveillance
Depuis le lancement officiel de la campagne le 27 septembre dernier, plusieurs incidents entre partis politiques et autorités administratives ont été signalés, illustrant les tensions grandissantes à l’approche du scrutin.
Le camp de Joshua Osih affirme qu’il ne se laissera pas intimider :
« Nous avons préparé cette campagne électorale pour la gagner et rien ne nous stoppera », a conclu le directeur de campagne.
Rédaction VP237
















